Aujourd’hui 14 mai, l’Église chrétienne fête l’Ascension. Une solennité qui intervient 40 jours après Pâques et qui marque la montée de Jésus ressuscité au ciel. Dans cet entretien, le curé de la paroisse Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus de Kongoussi, l’abbé André Pooré, nous décortique le sens de cette fête, tout aussi importante que Noël et Pâques, même si elle est moins célébrée.
Studio Yafa : Que représente l’Ascension dans la foi chrétienne ?
Abbé André Pooré : L’Ascension, c’est la célébration de l’entrée de notre Seigneur Jésus-Christ dans la gloire de Dieu, c’est-à-dire la fin de sa présence visible parmi les hommes. C’est sa montée au ciel. Ainsi, ici, c’est le Seigneur Jésus-Christ qui monte vers son Père où il régnera toujours.
C’est une fête qui représente une grande importance pour les chrétiens parce que c’est une fête d’espérance.
On remarque que l’Ascension tombe toujours sur un jeudi. Pourquoi ?
L’Ascension est célébrée 40 jours après Pâques, 40 jours après la résurrection du Christ. Quand vous calculez, ça doit nécessairement tomber un jeudi parce que Pâques, c’est toujours un dimanche et 40 jours après, c’est un jeudi.
Comment doit-on célébrer l’Ascension ?
L’Ascension est une fête de précepte, une fête obligatoire pour tout chrétien. Il faut la célébrer comme le jour de la résurrection du Christ, c’est-à-dire le dimanche, où tout le monde vient à la messe. Il faut aussi la célébrer de façon solennelle ; le prêtre doit préparer soigneusement cette fête-là, et les fidèles doivent participer à cette fête avec beaucoup d’attention.
Quelle différence entre l’Ascension et la Pentecôte ?
L’Ascension, c’est Jésus qui monte avec une promesse qu’il sera toujours avec nous. La concrétisation de cette présence, c’est la descente de l’Esprit Saint ; c’est la Pentecôte.
Quel est votre message à l’occasion de cette fête pour les chrétiens du Burkina Faso ?
Tout chrétien baptisé est invité à célébrer les fêtes de précepte, les fêtes d’obligation, dont l’Ascension, qui est une solennité. Ce sont des fêtes qui sont très importantes. Mais je me rends compte que, comme elles ne sont pas fêtées comme Noël ou Pâques, les gens ne voient pas tellement la portée et l’importance. Ainsi, j’invite tout chrétien catholique à participer effectivement et activement avec fruit à ces célébrations-là.
Moumouni Jérôme Compaoré, correspondant Kongoussi.
