Tabaski : « L’animal doit être sain et sans défaut », rappelle imam Aboubacar Nassouri

Tabaski : « L’animal doit être sain et sans défaut », rappelle imam Aboubacar Nassouri

En ce matin de Tabaski, alors que les fidèles s’apprêtent à procéder au sacrifice, imam Aboubakar Nassouri rappelle les règles essentielles à respecter. De l’âge requis de l’animal à son état de santé, en passant par les conditions du rituel d’abattage, il insiste sur l’importance de choisir une bête saine et de respecter les prescriptions religieuses pour que le sacrifice soit valable.

Imam, quelles sont les conditions liées à l’âge et à l’état physique de l’animal dans le cadre de la Tabaski ?

Dans le Coran, Dieu nous dit qu’à chaque fois que l’on veut faire une aumône, même envers les êtres humains, il est recommandé de donner quelque chose qui a de la valeur, quelque chose de sain et de bon. Parmi les qualités de l’animal à sacrifier, il y a d’abord la question de l’âge.

Les savants musulmans ont indiqué que, pour le mouton, il doit avoir au minimum six mois. Pour la chèvre, elle doit avoir au minimum un an. Pour le bœuf, il doit avoir au minimum deux ans. Pour le chameau, il doit avoir au minimum cinq ans.

Cependant, il faut dire que dans la pratique, ces critères peuvent ne pas toujours être strictement pris en compte. Autrement dit, on peut avoir, par exemple, un bœuf qui n’a pas atteint deux ans, mais qui est physiquement en très bon état et peut être sacrifié.

Ces critères restent donc théoriques. L’essentiel est que l’animal soit en bonne santé, en bonne condition physique et sans défaut. Il ne doit pas être chétif, ni atteint de diarrhée, ni avoir une corne cassée, ni avoir perdu un œil. Cela est interdit.

Quelles sont les règles à respecter durant le rituel de l’abattage ?

Une personne qui souhaite sacrifier l’animal le jour de la Tabaski est censée l’avoir déjà à domicile.

Le jour de la fête, elle part avec sa famille accomplir la prière, puis revient. Dès qu’elle a la certitude que l’imam a immolé son animal, elle peut procéder au sacrifice. Si elle est capable d’égorger l’animal elle-même, elle peut le faire. Sinon, elle peut confier cette tâche à un voisin musulman ou à un boucher professionnel.

Même si c’est une femme, aucun texte, ni dans le Coran ni dans la Sunna authentique du Prophète, n’interdit qu’elle le fasse. Il n’y a pas de protocole strict.

Un autre aspect très important est de bien aiguiser le couteau qui sera utilisé pour l’abattage, afin de ne pas faire souffrir l’animal. Il est également recommandé de prononcer l’invocation « Bismillah, Allahu Akbar » avant d’égorger l’animal. Certains ajoutent : « Ô Dieu, cela vient de Toi, c’est Toi qui m’as donné les moyens d’accomplir ce sacrifice, et je le fais uniquement pour Toi. »

Entretien réalisé par Amadou Tamboura