Ciment : les autorités intensifient la lutte contre la fraude et la spéculation

La Brigade mobile de contrôle économique et de la répression des fraudes (BMCRF) a dénoncé, le 11 juin 2026, plusieurs pratiques illicites dans le circuit de distribution du ciment au Burkina Faso. Selon son coordonnateur général, Sanibè Faho, ces agissements contribuent à la spéculation observée sur le marché.

La BMCRF explique que la rareté du ciment résulte notamment de la forte demande, des retards d’acheminement des matières premières sur les corridors togolais et ivoirien, ainsi que des délestages électriques qui affectent la production nationale.

L’institution rappelle que les prix officiels demeurent inchangés, soit 100 000 FCFA la tonne de ciment CPJ 35 et 115 000 FCFA celle du PCA 45. Elle annonce également le renforcement du contrôle du secteur. Depuis le 11 juin, les cimenteries doivent transmettre quotidiennement leurs données de stock, de production et de distribution. Tout camion en infraction s’expose à des sanctions et à une saisie.