Les Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) Dakar 2026 sont lancés depuis le 31 octobre 2026 à travers une cérémonie d’ouverture grandiose. À l’occasion de cette quatrième édition, la première organisée sur le continent africain, le comité d’organisation a aménagé des espaces permettant au public de découvrir des disciplines sportives comme l’escrime et la boxe. Des initiations qui attirent de nombreux curieux.

Devant l’une des portes d’entrée du stade Abdoulaye Wade de Diamniadio, au-delà des files d’attente pour accéder à l’enceinte, un espace spécialement aménagé accueille de jeunes curieux. Sur un ring, des moniteurs accompagnent ceux qui souhaitent s’initier à la boxe.

Gants aux poings, casque sur la tête, Iman Kouraogo se lance. Face à elle, un moniteur lui indique les mouvements à effectuer. La jeune fille enchaîne les coups dans la raquette de frappe tenue par ce dernier. « Gauche, droite, gauche droite, gauche », donne-t-il comme consignes. En sueur, elle poursuit l’exercice, multipliant les frappes avec énergie. Elle continue, encore et encore, jusqu’à montrer des signes de fatigue.

Iman Kouraogo en duel de boxe sous un chapiteau avec un moniteur. Photo: Studio Yafa.

Après une dizaine de minutes, la jeune fille cède sa place à un autre candidat. En attendant la cérémonie d’ouverture, elle a trouvé de quoi s’occuper. En plus, Iman a fait une découverte sur ses propres capacités. « J’ai voulu découvrir. Mais apparemment, je boxe bien. Je n’avais jamais fait de la boxe avant donc, c’est une très belle expérience. Je viens de découvrir que j’ai beaucoup plus de force que je ne le pensais », explique Iman Kouraogo, tout sourire.

Une initiative qui attire

La jeune Burkinabè d’une vingtaine d’années n’est pourtant pas une inconnue du monde sportif. Spécialiste de la natation, elle a représenté le Burkina Faso aux Jeux olympiques de Paris 2024. Installée à Dakar pour ses études, elle est cette fois venue assister à la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de la jeunesse en tant que spectatrice. Elle veut profiter de cette occasion pour soutenir des athlètes plus jeunes, dont certains sont ses coéquipiers.

Jeunes s’essayant à l’escrime dans un site des JOJ Dakar 2026. Photo: Capture d’écran vidéo, Studio Kalangou.

Du côté des moniteurs, l’on salue l’engouement. Le ring ne désemplit pas. Mamadou Saliou Konaté, ancien champion de karaté, de boxe et de kickboxing, sert de partenaire d’entraînement aux participants. Il les accompagne dans leurs premiers mouvements et les aide à découvrir les bases de la discipline.

Pour lui, cette initiative est une occasion de démystifier la boxe, parfois considérée comme un sport violent. Au-delà des coups échangés sur un ring, il insiste sur les qualités que sa pratique permet de développer. « La boxe est une discipline de base pour toutes les autres disciplines. Même si tu pratiques un autre sport, la boxe va t’aider à te perfectionner », explique Mamadou Saliou Konaté.

À ses yeux, ces séances d’initiation permettent au public de découvrir de nouvelles disciplines sportives, de se familiariser avec leur pratique et, pourquoi pas, de susciter des vocations.

L’escrime séduit aussi les curieux

Dans un autre stand, des jeunes viennent également s’essayer à l’escrime. Deux par deux, épées en plastique à la main, plastron bien ajusté et parfois vêtus de la tenue de la discipline, ils apprennent les premiers gestes sous la conduite des encadreurs. Idrissa Gueye s’intéresse particulièrement à ce sport qu’il connaissait surtout à travers la télévision.

Il avait déjà eu l’occasion de voir des compétitions d’escrime lors de certains événements. Mais, il n’avait véritablement cherché à connaître les règles de cette discipline. Cette fois, il a décidé de franchir le pas. « Je suis venu ici pour apprendre l’escrime parce que le Sénégal est un pays où on n’a pas l’occasion de voir ces types de sport. Mais aujourd’hui, on a pu admirer et l’apprendre », se réjouit le jeune homme.

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Quelques minutes de pratique ont permis à Idrissa de tirer des enseignements. « C’est un sport vraiment magnifique et attirant. Il y a de l’endurance, de la compréhension, on sait mieux cerner son adversaire », ajoute-t-il. L’expérience a visiblement éveillé son intérêt. Après cette initiation, Idrissa rêve désormais de pratiquer l’escrime. Le comité d’organisation semble en train d’atteindre son objectif.

Membre du comité d’organisation, Mamadou Saliou Konaté se dit également fier d’accueillir cette compétition au Sénégal. Une fierté qu’il partage avec le reste du continent africain. « C’est une fête pour le Sénégal et pour l’Afrique. Si le Sénégal réussit cet évènement, c’est toute l’Afrique qui a réussi », insiste-t-il. Pour le moment, la cérémonie de clôture est jugée réussie en attendant les résultats sportifs.

Boukari Ouédraogo