L’une des innovations de cette 22e édition de la Semaine nationale de la culture (SNC) est la mise en place d’un call center fonctionnel 24h/24. C’est l’interface entre le Comité national d’organisation et les festivaliers. Nous avons passé une partie de la journée avec ce service. Véritable point de passage pour ceux qui cherchent une information, une orientation ou une réponse à une difficulté.
« Centre d’appel de la SNC, bonjour ». Cette phrase, Oumou Korotimi la prononce à longueur de journée, avant de demander à son interlocuteur les informations dont il a besoin. L’ambiance est donc au crépitement du téléphone, aux séances d’information en présentiel et aux réponses par WhatsApp. Le stand, situé dans la cour de la Maison de la culture, est animé 24h/24. C’est l’une des innovations de cette édition de la SNC.

« Nous sommes là pour répondre à toutes les préoccupations des festivaliers. Nous sommes là notamment pour répondre aux préoccupations sur les sites d’hébergement, sur l’organisation de la Semaine nationale de la culture, les sites de restauration, les sites touristiques, les stands », explique Oumou Korotimi.
Ce matin-là, elle anime le stand avec deux autres jeunes filles. Elles portent des coiffures traditionnelles, le sourire accueillant. Sur leur table, deux téléphones fixes, deux piles de documents, un téléphone Android pour répondre aux messages WhatsApp.
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« Le call center est une équipe divisée en deux sections. Nous avons un service d’accueil qui est là physiquement pour recevoir les gens qui sont sur place et qui veulent avoir des informations. Et l’autre équipe est là pour répondre au téléphone à ceux qui ne peuvent pas se déplacer. Ils nous appellent sur nos numéros, nous décrochons et nous faisons de notre mieux pour répondre à leurs préoccupations », poursuit l’hôtesse.

Puis, sa camarade, Françoise Sanou, ajoute que d’autres préoccupations reviennent également. Il s’agit notamment des badges, des difficultés liées à l’achat des tickets, des achats en ligne, ou encore de certaines informations pratiques sur les activités. Et quand il y a des plaintes, elle et ses camarades dirigent les plaignants vers les commissions habilitées à donner des réponses spécifiques.
Forte de sept personnes, l’équipe a été formée avant le début de la biennale. Oumou Korotimi et ses camarades ont appris les rudiments du bon accueil, la gestion de la pression et du stress.
Une suite aux difficultés récurrentes
Madi Zongo est le président de la commission accueil, hébergement, accréditation et mise en tourisme de la SNC. Selon lui, l’institution du call center vient d’un constat.

« Les éditions antérieures, il y avait des difficultés pour pouvoir avoir des informations par rapport à l’organisation de la SNC. Il fallait connaître quelqu’un à Bobo pour pouvoir s’informer. Le call center a été mis en place pour faciliter l’information des festivaliers, quelle que soit leur localité, que ce soit au Burkina ou ailleurs », explique-t-il.
Le président de la commission se réjouit déjà de l’engouement autour du call center. En témoigne le nombre d’appels reçus. Pas moins de 30 sollicitations ont été enregistrées en cette matinée, sans compter les messages WhatsApp.
Le call center a été mis en place depuis le 25 mars 2026, soit un mois avant le début de la SNC. Les hôtesses expliquent avoir reçu des sollicitations de plusieurs régions du pays bien avant le début de la biennale.
Les difficultés majeures rencontrées par le service restent les problèmes de réseau. Cela les empêche souvent une communication fluide entre le centre d’appel et les interlocuteurs.
Pour les appels, le call center est joignable aux numéros suivants : +226 79 21 21 67 / 54 11 09 35. Il est également accessible par WhatsApp au 61 52 74 74.
Tiga Cheick Sawadogo
