Dans cette classe de CM1 constitué de 67 élèves dont 35 filles, Séraphine Bamogo, institutrice mène chaque jour un combat de plusieurs fronts : terminer un programme jugé dense, maintenir la discipline tout en accompagnant des enfants vulnérables.
À l’école primaire Tanghin Barrage A de Ouagadougou, la classe de CM1 est déjà tournée vers le Certificat d’études primaires (CEP). Il est 15 heures à l’école primaire Tanghin Barrage A. Dans une salle de classe de CM1, les élèves prennent progressivement place pour le début des cours de l’après-midi. Les bavardages fusent de tous les côtés. Face à eux, l’enseignante Séraphine Bamogo tente de ramener l’ordre. « Taisez-vous ! », lance-t-elle d’un ton ferme.
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Après avoir calmé la classe, l’heure est maintenant à la leçon de grammaire. « Nous allons voir une nouvelle leçon de grammaire. Sortez les livres de grammaire et les ardoises », ordonne l’enseignante. Les élèves s’exécutent immédiatement.
Des cadeaux pour motiver les élèves
La leçon du jour porte sur les prépositions. Un texte est inscrit au tableau, suivi d’exercices. Chaque élève doit relever des prépositions, une leçon déjà étudiée. Pour motiver ses apprenants, la maîtresse mise sur de petites récompenses. « Celui qui trouve, il a un bâton de craie », lance-t-elle. Une méthode simple, mais qui, selon elle, pousse les enfants à se surpasser.
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Tour à tour, les élèves viennent au tableau corriger les exercices. Peu à peu, ils découvrent eux-mêmes ce qu’est une proposition, comment l’identifier dans une phrase ainsi que les différents types de prépositions qui existent. Une fois les notions assimilées, chacun recopie la leçon dans son cahier.
Un programme alourdi
Cela fait maintenant 11 ans que Séraphine Bamogo transmet le savoir. Cette année encore, elle tient le CM1, une classe de préparation pour le Certificat d’études primaires (CEP). « C’est une classe qui a un programme très vaste. Il faut vraiment mettre le paquet, surtout de notre côté, pour pouvoir le finir »,confie-t-elle. Selon l’enseignante, le nouveau curriculum national a considérablement alourdi les contenus pédagogiques. Pour elle, il faut désormais davantage de maîtrise, d’endurance et d’organisation pour arriver à respecter le calendrier scolaire.
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